La délibération n° 9, votée au Conseil municipal de Sassenage du 25 janvier 2018, portait sur les servitudes de passage et d’entretien du « merlon des Glériates » (vous pouvez consulter le texte en page 34 des projets de délibérations). Il s’agissait de donner autorisation au maire de signer les servitudes de passage avec la future ASL (Association syndicale libre) du projet immobilier GLD. Ces servitudes seront nécessaires pour assurer l’accès et l’entretien du merlon qui protégera les futures habitations des éventuels éboulements de la falaise du Pugnet.
Il faut bien rappeler ici que la rénovation du merlon des Glériates est la clé de voûte du projet immobilier GLD. En effet, ce projet a été bloqué pendant longtemps à cause de la ligne de risque établie par l’organisme d’état Restauration des terrains en montagne (RTM), qui passait en plein milieu de la parcelle où se trouve l’entrepôt GLD actuellement. Cela rendait le projet immobilier non viable. La commune de Sassenage a donc commandé une étude auprès du bureau d’étude Sage, qui a préconisé la rénovation complète du merlon des Glériates, de manière à déplacer la ligne de risque à la limite de la parcelle GLD. Cette étude (payée avec l’argent du contribuable Sassenageois, disons le au passage) a été approuvée par le Préfet de l’Isère et permettra au promoteur Gilles Trignat de réaliser ce projet immobilier, certainement profitable, vu la quantité excessive de logements prévus (400 au total).
Lors du « débat » autour de la délibération, Yannick Belle a rappelé que l’entretien du merlon était une des réserves exprimées par le CAPS lors de la concertation publique concernant le projet GLD. Le commissaire enquêteur, Denis Vassor, a préféré ignorer notre demande et aucune recommandation a été faite à ce sujet. Dans la réponse à la question, Christian Coigné nous a expliqué que l’État oblige les collectivités locales à assurer l’entretien pérenne des équipements de protection des falaises. Cependant, et de manière contradictoire, Christian Coigné affirme que les frais de remise en état et d’entretien seront à la charge du promoteur et de l’ASL, respectivement.
Or, ceci n’est pas ce qui est indiqué dans le tableau de dépenses pour les espaces publics du Plan pluriannuel d’investissements (présenté en page 20 des projets de délibérations):
![[PPI espaces publics]](wp-content/uploads/2018/01/dob-2018-espaces-publics.png)
Mais, enfin, qui paiera la rénovation du merlon des Glériates ?
Vous pouvez écouter ci-dessous l’enregistrement audio de la discussion autour de la délibération N° 9 du dernier CM :
(N.B. : Le merlon de la photo en début de ce billet est celui de Saint Martin Le Vinoux au pied du Néron. Il est montré ici à titre d’illustration.)
